A la recherche du flocon perdu

Le 7 mars, une dévitalisation dentaire et 11 heures de route plus tard, nous voici en train d’errer dans les rues de Villach, en Autriche. Refoulé à la frontière slovène pour cause de tunnel fermé, nous cherchons en vain un endroit où passer la nuit. Il est 22h passé et pas un chat ne traîne dehors. Tant pis, nous reprenons nos habitudes nord américaines et dormons dans la voiture…

Le lendemain, nous passons en Slovénie et visitons 3 stations au pas de charges. La pluie ayant « lavé » les pistes, celles-ci sont devenues impraticables. Le lendemain, le scénario est identique à Pohorje, où les loueurs de la station ont carrément remisés le matériel de ski au placard et sortis les VTT ! Apparemment, là encore, la saison d’hiver n’aura pas été grandiose… Du coup, nous décidons de nous lancer avec un peu d’avance dans un marathon routier : rejoindre le Péloponnèse en Grèce, en passant par la Croatie, la Serbie et la Macédoine.

Pilotage façon Fast and Furious (vitesse des véhicules sur l’autoroute : de 60 à 180 km/h !), grosses peurs à cause de fous du volant et arnaques aux péages : voyager en Serbie n’est pas de tout repos ! A côté de ça, la traversée des autres pays nous a semblée être une partie de plaisir ! Juste après avoir passé la frontière grecque et roulé 13 heures d’affilées, nous nous offrons une nouvelle nuit dans la voiture, sur une aire routière désaffectée…

Nous consacrons les deux jours suivants à regagner le Nord du Péloponnèse. Le thermomètre de la voiture semble bloqué à 9°C, et bien sûr, il n’y a pas la moindre trace de neige sur les montagnes qui nous entourent. Même pas un petit névé !

Le 12 mars, nous devons rider à Kalavrita. Une fois de plus, la station est fermée pour cause de sécheresse absolue. Qu’à cela ne tienne, nous filons vers Delphes et profitons de la lumière du soleil couchant pour faire un peu de tourisme culturel au sanctuaire d’Athéna.

Le jour suivant, alors que nous nous enfonçons dans les montagnes rocailleuses du Parc National d’Oros Parnassos, nous apercevons enfin du blanc ! Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, la station de Parnassos est ouverte ! Nous en profitons autant que possible avant d’aller assister au coucher du soleil sur le Temple de Poséidon, au Cap Sounio. Aujourd’hui, nous sommes bénis !

Le surlendemain, nous faisons un crochet par Athènes pour visiter son incontournable Acropole et nous balader dans Plaka, l’un des quartiers touristiques de la capitale. Puis, nous poursuivons notre quête du côté d’Edessa, dans la partie grecque de la Macédoine. Le 15 mars à Kamaikstalan, devant le trop faible enneigement, nous décidons de quitter la Grèce pour les Balkans.


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