Au coeur de l’Europe

Le 20 mars, nous arrivons en Roumanie, pays du légendaire Comte de Dracula. Nous montons notre camp de base pour quelques jours à Predeal. Installé dans un cadre idéal, entre les vallées de Prahova et Timis, c’est le plus haut village du pays (1 033 m). Il est entouré par les montagnes de Postavarul (1 802 m) et Piatra Mare (1 843 m) au Nord, de Muntii Garbovei et des murs rocheux de Bucegi au Sud, ainsi que des crêtes du Cioplea à l’Est. Fondé au XVIIème siècle, il est devenu depuis un important centre touristique, grâce à son climat sec – la température moyenne en hiver est de -4°C – et à ses nombreux départs de randonnées. Malheureusement, avec seulement une demie-douzaine de pistes et une forêt de conifères particulièrement dense, nous nous rendons vite compte qu’il y a ici plus d’hôtels que de mètres carrés pour skier ! Nous errons donc dans les différentes stations que comptent la région, mais sans grand succès. La pluie, qui tombe sans discontinuer depuis quelques jours, a raison de notre moral et surtout des canalisations roumaines…

Le 24 mars, nous roulons sur 800 km pour rejoindre la Slovaquie, en faisant une petite incursion en Hongrie. Une nuit à dormir dans la voiture plus tard, nous voici au pied du Bas Tatras, à Tatranska Lomnica. Entouré sur des kilomètres à la ronde par des plaines d’herbe jaunie par l’hiver, ce massif de 80 km de long (d’Est en Ouest) et s’élevant jusqu’à 2043m d’altitude semble étrangement surgir de nulle part. Et pourtant, en plus d’abriter des stations de ski, c’est un sanctuaire pour les ours bruns, les lynx et de nombreux autres animaux sauvages. Le lendemain, nous partons explorer la partie polonaise du Tatras, à Zakopane. A l’approche de la station, ce sont surtout des demeures construites intégralement en bois et disséminées dans l’épaisse forêt de sapins qui retiennent notre attention. Le calme et l’austérité qui s’en dégage contraste avec la vie trépidante du cœur du village. Dans la rue piétonne principale, les chalands fourmillent d’une échoppe à l’autre, d’une odeur de brioche chaude à celle d’un cochon rôti à la broche, le tout oscillant entre les gazouillis des oiseaux et des haut-parleurs hurlants un tube américain des années…80 ! Côté piste, c’est surtout le téléphérique et sa cabine métallique « grosse contenance » (20 personnes compressées comme des sardines max. !) qui nous ont marqué…

De retour en Slovaquie le 27 mars, nous jetons notre dévolu sur les pistes de Jasna. Cette fois, nous sommes dans le Bas Tatras – un autre massif, en face du Haut Tatras ! – où se trouve le point culminant de la chaîne des Carpates. Ces 25 km de montagnes (d’Est en Ouest) sont si majestueux qu’ils attirent près de 5 millions de touristes par an ! Heureusement pour nous, les pistes sont aujourd’hui presque désertes. Quant aux itinéraires hors piste, les nombreuses plaques à vent sont tellement menaçantes que personne n’ose s’y aventurer…

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