Tous les articles par Armelle

Serre Chevalier, au pays des Mélèzes !

La première tentative de visite de Serre Chevalier ayant tournée court en janvier pour cause de col du Lautaret et de Montgenèvre fermés, nous nous y retrouvons le 8 février. Cette fois, il y a de la neige fraîche (il en est tombé 90 cm toute la semaine) ET un magnifique soleil. Au programme, deux boardercross (dont un non officiel, dit « zone cachée »), un snowpark avec 3 niveaux de difficultés, une Mélèzone, un Arvapark et des zones « Brut de neige » disséminées sur l’ensemble du domaine skiable.

Rider dans la melezone

Nous commençons par le boardercross. Vu du TS, il a l’air magnifiquement shapé, mais une fois devant le portillon de départ, c’est fermé… Sans aucune explication. Un peu déçus, nous partons chercher la zone cachée, qui se trouve sur le secteur de Briançon. Ce boardercross est idéalement placé, mais là  encore fermé, sans plus d’explication. Nous enchaînons rapidement vers le snowpark. La zone est petite, mais les modules sont honorables et les shapes sont propres. Rien à  dire. Nous continuons alors vers la Mélèzone. L’entrée est prometteuse, avec son panneau tout en bois (admirablement réalisé à  la main par l’équipe de Jonathan, qui est aussi en charge du Snowpark). Par contre, nous ne savons absolument pas à  quoi nous attendre… En réalité, c’est une zone que l’on pourrait qualifier de multiglisses. Des sections avec des modules dans les arbres précèdent une section avec des bosses, suivie d’une zone avec des rails en mélèze (d’où le nom de la zone !) et un wall, puis une séquence de whoops terminent joliment l’ensemble de cette Mélèzone. C’est sympa, vraiment ludique, mais ça manque d’un panneau à  l’entrée pour dire ce que l’on va trouver et quel niveau technique minimum il faut avoir pour être sûr de s’amuser sans se blesser. (Nous apprendrons trois jours plus tard que des panneaux ont effectivement été commandés, ainsi qu’une exposition pédagogique sur le Mélèze, mais que la station ne les a toujours pas reçus…).

Après s’être malencontreusement égaré – ce qui nous a d’ailleurs permis de découvrir qu’il y avait un halfpipe sur le secteur de Villeneuve ! – nous retrouvons tous les globe-testeurs au Relais de Serre Ratier pour une pause déjeuner bien méritée.

Un petit briefing et c’est reparti. La Mélèzone méritait un deuxième passage, alors nous y retournons. Quelques sauts, une belle ratasse pour Matthieu et de franches rigolades plus tard, nous filons vers le secteur de Monêtier-les-Bains pour tester l’Arvapark, après avoir traversé tout le secteur de Villeneuve à  grande vitesse dans une neige douce comme de la Chantilly… Miam !

Recherche dans l'Arva Park

L’Arvapark de Serre Chevalier est de loin le meilleur qu’il nous a été donné de tester jusque là . Prêt d’Arva, recherche multi-victimes (5 au maximum), un bon mètre d’épaisseur de neige (au moins comme dans la réalité…) et sondage obligatoire pour arrêter le chrono ! Le constat est rude, sur les trois victimes à  trouver, il m’a fallut 13 minutes pour en « sauver » une. Quant à  mes deux compères de recherche, ils sont rentrés bredouilles… Moralité : s’entraîner dans son jardin sous 30cm de neige NE suffit PAS !

Pour le goûter, comme tout le monde a vraiment bien ridé (la zone cachée et les zones « Brut de neige » ont bien été trouvées !), c’est tournée générale de crêpes et de bolées de chocolat chaud !

Dans quelques jours nous serons au Grand Bornand et sur Paradiski. Keep in touch !

Courmayeur… cours toujours !

11 janvier 2009, pas plus de nuage qu’hier aux Gets et toujours autant de soleil : encore une belle journée qui s’annonce ! Le rendez-vous est pris avec tous les globes-testeurs de l’autre côté du tunnel du Mont-Blanc, à  Courmayeur, en Italie. Premières impressions à  la sortie du tunnel : il n’y a presque pas de panneaux d’indications et il n’est pas facile de savoir exactement où on se trouve et où on va. D’ailleurs, ce sentiment nous collera tous à  la peau toute la journée.

Panorama depuis Courmayeur

9h : Distribution de bises et de forfaits, bouclage des chaussures et c’est parti ! Nous accédons au domaine skiable par le Téléphérique de Val Veny, qui permet de jouir d’une magnifique vue sur tout le village de Courmayeur. A l’arrivée, nous cherchons l’Arva training zone, sensée être située à  la sortie du TPH. Impossible de la trouver, nous ne nous éternisons pas et passons à  la suivante… pas mieux. Malgré trois tentatives, nous ne la trouverons jamais. Nous passons ensuite par la Pista Dell’Orso, une belle piste noire non damée et pleine de bosses, joliment bordée de sapins. Elle est présentée comme les « Naturide » de Tignes, donc ce n’est pas une grande découverte.

Nous décidons alors de partir en quête du Boardercross. Cette fois, nous trouvons plein de panneaux sur notre chemin indiquant « Bordercross », « Boardercroos » et « Baordercross ». Ca promet ! Après un premier passage sur une très belle piste, qui aurait sûrement fait un site magnifique site pour accueillir un tracé de BOAR-DER-CROSS, nous ne trouvons rien. Un peu irritée, je demande en anglo-italiono-hispano-français à  un conducteur de télésiège s’il sait où se trouve la zone. Avec un remarquable aplomb, il me répond en italien avec moulte détails où se trouve le borrrrrdercrrrrrosss (je comprends mieux les différentes orthographes, maintenant !). Nous avons beau passer et repasser, nous ne trouverons jamais le fameux site. Et pour cause, nous apprendrons une semaine plus tard qu’il n’y en a plus depuis… l’année dernière ! Les panneaux de direction n’ont simplement pas été retirés et la mention figure encore sur le plan des pistes !

Pour le déjeuner, nous nous rendons au Chalet des étoiles. Un petit restaurant d’altitude cosi, au service irréprochable, qui sert des pizzas délicieuses et un tiramisu « à  se rouler sous la table » dixit Margot.

La lumière descend bien vite aujourd’hui et nous repartons éclairé par les derniers rayons rasants du soleil.

Avant de redescendre au parking du TPH, nous tentons une dernière fois de trouver l’Arva Training Zone. En vain…

Dans 15 jours, nous avons rendez-vous dans les Alpes du Sud à  Serre Chevalier et Risoul !

Des Gets au Territoire des Indiens… il n’y a qu’un cry !

10 janvier 2009, pas un nuage dans le ciel, pas trop de vent non plus et un joli petit soleil nous accueille pour notre première journée de test en Haute Savoie. Malgré ces belles conditions, il fait un froid de canard dehors et certains d’entre nous ont un peu de mal à  sortir du lit… ou se sont fait retenir un peu plus longtemps que prévu à  la frontière franco-suisse ! Résultat : on commence avec un peu de retard.

Entrée du Territoire du Grand Cry

La station est quasiment vide, donc nous arrivons assez rapidement au sommet du domaine. Le temps d’admirer la vue et de prendre une petite photo, et tels des Sioux nous rusons pour nous diriger vers notre cible principale : le Territoire du Grand Cry. Nous passons la grande porte d’entrée et quelques virages plus tard, nous sommes accueillis par le chant Pow-Wow. Au fur et à  mesure de notre progression, nous découvrons que la piste des indiens mène au village des tipis. Celui-ci est « habité » par des Indieno-savoyardes, qui offrent à  Matthieu d’authentiques peintures de guerre pour l’aider à  braver les dangers qui ne manqueront pas de se présenter tout au long de la journée…

Matth reçoit ses peintures de guerre

Après avoir fait de la musique sur les tambours du Bronx, lancé des boules de neige sur des cibles et joué à  des tas d’autres jeux tout aussi rigolos, nous partons nous dégourdir les pattes dans l’un des multiples Cross District du domaine. Malheureusement, celui-ci est avorté un peu rapidement, faute d’un croisement assez dangereux par une piste verte… On aura tout vu !

C’est déjà  l’heure du déjeuner ! Nous nous retrouvons tous autour d’un repas pantagruélique dans un restaurant d’altitude du Secteur de Nyon-Chamossière. Puis nous repartons et enchaînons plusieurs Cross districts, qui ressemblent plus à  des banked Slaloms qu’à  des boardercross, vu la taille de leurs virages et le manque de variété des tracés (pas de whoops notamment). Vers 15h, nous basculons sur le secteur de Mont-Chéry après avoir traversé persque entièrement le village des Gets skis aux pieds (mais en respectant bien les passages piétons, s’il vous plaît !). Nous faisons un rapide passage dans le Freestyle District, qui compte peu de modules. Ce n’est pas très étonnant car nous ne sommes que début janvier. Cela dit, ils sont particulièrement bien shapés et c’est apprécié !

Armelle ride

16h30, c’est l’heure du goûter ! Nous avons rendez-vous à  la Troïka, un salon de thé qui fait les meilleures viennoiseries au monde (parole de gourmande !).

Demain, nous serons en Italie, à  Courmayeur.

Tignes, en visite chez Guerlain Chicherit

Nous poursuivons notre test grandeur nature sur l’Espace Killy, les 29 et 30 décembre, à  Tignes. Au programme : 11 zones ludiques et 4  » Freeride Points  ». Un petit mercato apporte un peu de sang frais dans l’équipe, grâce à  l’arrivée d’Alice, Isabelle, Quentin et Benjamin.

Vue plongeante sur Tignes

Le temps est couvert au matin du premier jour. Après une récupération un peu fastidieuse des forfaits (ce n’est pourtant pas faute de nous y avoir pris suffisamment à  l’avance…), nous pouvons lancer les réjouissances : 3 à  4 zones  » freestyles  » à  visiter dans la matinée + trouver la  » zone mystère  ». Pour mettre un peu de piquant, les indices sont les suivants : la zone se trouve à  Tignes le Lac, mais elle ne figure pas sur le plan des pistes, ni sur les panneaux de directions disséminés sur le domaine skiable et les trois quarts du personnel des pistes et des remontées mécaniques n’en a jamais entendu parler… good luck guys !

Après avoir visité le boardercross, le snowpark, le half-pipe et la zone  » Naturide  » en hommage à  Guerlain Chicherit, nous nous retrouvons au Palet pour une pause frugale bien méritée ! J’en profite pour féliciter Antoine, Mathieu et Benoît pour avoir levé le voile sur la zone cachée. Il s’agissait effectivement de l’Avalanche Training Zone, située entre les rives du lac et le jardin d’enfants de l’ESF, sous l’Aéroski de Tovière.

45 minutes chrono plus tard, nous repartons sous un magnifique ciel bleu et les rayons rasants d’un soleil de décembre. Cette après-midi est essentiellement consacrée aux zones Naturide de Pâquerette, Merles, Aiguille percée, Epilobe et Œillet. Ce concept cache en réalité des pistes noires balisées et sécurisées, mais non damées. Elles présentent deux avantages : les panoramas sur le Lac du barrage de Tignes sont splendides et elles sont peu fréquentées. Par contre, le plaisir qu’on peut y trouver dépend très largement des conditions de neige.

Le lendemain matin, les conditions météo s’annoncent identiques à  la veille. La mission du jour est simple : trouver les 4  » Freeride Points  » répartis sur l’ensemble du domaine skiable, visite de l’avalanche training zone et des quelques zones Naturides, qui n’ont pas pu être skiées la veille.

Au bilan intermédiaire de la journée, le constat est sans appel : les Freeride Points n’ont pas encore été installés, alors que nous sommes au milieu de la semaine de vacances scolaires la plus chargée de l’année. Le boardercross ressemble à  un champ de bataille et le pipe est fermé pour cause de Tignes Airwaves imminents. Quant à  l’espace d’entraînement à  la recherche ARVA, c’est plus austère qu’un cimetière. Exaspéré, Antoine crie au  » foutage de gueule  » ! Par contre, tout le monde s’entend pour dire que les zones Naturide valent le coup d’être vues.

Dans l’après-midi, Matthieu s’offre La Sache ! Il en rêve depuis 10 ans, c’est maintenant chose faite ! Quant à  Quentin, c’est un tour en barquette après une mauvaise réception dans le Snowpark qui l’emmène tout droit se faire plâtrer…

Dans deux jours nous serons aux 3 Vallées, autoproclamé  » le plus grand domaine skiable du monde  ». En attendant, nous vous souhaitons une excellente année 2009, pleine de bonnes surprises, de franches rigolades et de sessions de glisse mémorables !

D’ici là , glissez bien !

P.S. : Nous souhaitons un bon rétablissement à  Quentin !

Val d’Isère, à  la recherche de la piste mauve

Aujourd’hui, nous sommes à  Val d’Isère ! Le bulletin météo annonce grand soleil, pas de vent, mais… -15°C au thermomètre !

Panorama vers la Grande Motte (Tignes)

C’est la troisième journée de test et une nouvelle équipe de 6 testeurs courageux se joint à  nous pour braver le froid, la foule et les incohérences entre le plan des pistes et la réalité du terrain. La plus marquante d’entre toutes est sans aucun doute la fameuse piste mauve d’un chocolatier connu pour sa vache mauve et sa  » marmotte qui met la tablette de chocolat dans le papier d’alu  ». Matthieu, qui fait du repérage depuis 5 jours sur l’Espace Killy, n’a toujours pas réussi à  la localiser. Le défi est donc lancé dès 8h45 : celui qui nous rapporte 5h53 de commentaires pertinents dûment enregistrés sur le dictaphone et qui trouve la fameuse piste sur le domaine skiable gagne une bouteille de champagne !

A 13h, une partie du groupe se retrouve à  La Datcha pour le déjeuner. Une heure plus tard (mais bien à  l’heure si l’on s’en réfère à  l’heure de Londres !), nous sommes rejoint par le reste du groupe. Au bilan intermédiaire, nous avons visité 2 zones ludiques, mais la fameuse piste est toujours aux abonnés absents.

14h30, on repart en direction de la  » Piste S  », classée en  » zone naturide  », ce qui laisse quelques uns d’entre nous plus que sceptiques… Puis, au grès des envies, nos testeurs s’éparpillent sur le domaine pour finir la journée tranquillement.

Testeurs autour de la table

A l’heure du goûter, tournée générale dans le premier bar du coin et débriefing. Personne n’a rencontré de vache mauve, ni de marmotte et encore moins de tablette de chocolat. Too bad ! La bouteille de Champ’ sera donc remise en jeu demain à  Tignes !

P.S. : Merci à  tous pour votre participation, vos commentaires pertinents, votre bonne humeur !

Prologue du Ludik Tour

Samedi 13 décembre, Les 2 Alpes.

8h15 : Premiers contacts avec les 35 participants, pas facile de retenir le prénom de tout le monde, mais ça va venir au fur et à  mesure de l’hiver. Tous les testeurs sont dans les starting blocks pour partir à  l’assaut du glacier ! Après un passage à  la caisse les poches littéralement pleine de billets – c’est la première fois que ça m’arrive… et pour être tout à  fait honnête, ce n’est pas une sensation super agréable… j’imagine déjà  la scène de braquage ! – nous nous engouffrons dans le Jandry.

9h45 : Arrivée à  3200m avec un grand soleil et pas un nuage dans un magnifique ciel bleu… grâce à  72km/h de vent ! Il fait quand même -10°C, donc nous dévalons la bleue du Signal pour nous (ré)chauffer les cuissots, avec en ligne de mire une vue imprenable sur le Mont Blanc. Puis, c’est la formalité du test  » descente libre  » sur la rouge du Dôme. Les plus téméraires continuent dans le snowpark, tandis que les autres filent dévorer la poudreuse amassée depuis 3 jours sur le reste du domaine skiable.

13h : Déjeuner dans la nouvelle salle hors sac du glacier. J’en profite pour remercier les savoyards qui ont apporté un véritable stand  » charcuterie et saveurs du terroir  ». C’est toujours agréable et conviviale ! On enchaîne sans tarder sur une petite présentation de l’association, des origines à  nos jours, avec le programme de tests des zones ludiques.

14h : Papoter, c’est bien, mais rider, c’est mieux ! Nous rechaussons donc tous les lattes pour dévaler librement les pentes des 2 Alpes jusqu’à  satiété… avec une petite pensée pour tous les malheureux qui se sont blessés dans le courant de la semaine dernière. Vous étiez dans nos cœurs !

Un grand merci à  tous pour votre participation et votre bonne humeur ! Un énorme Big Up pour Hugues, qui s’est levé à  3 heures du matin et a fait la route depuis Besançon pour être de la partie… t’as déjà  la  » globe-rider attitude  » ! Ça nous a fait très plaisir de vous rencontrer, on a déjà  hâte de vous revoir cet hiver.

D’ici là , bonne glisse !

Rider Gratuitement à  Montgenèvre !

Domaine skiable de Montgenèvre

Bonjour à  tous,

Le bon plan du jour : skier gratuitement à  Montgenèvre ! Le domaine skiable propose une journée portes ouvertes le dimanche 14 décembre 2008. Venez inaugurer les deux Télémix et les 10 km de pistes toutes nouvelles ! Cliquez sur ce lien, imprimez le coupon et profitez de la neige fraîche qui est tombée en quantité ces derniers jours.

Bonne glisse,

L’Equipe de Riders Around The World

Testeur de domaines skiables

L’Association Riders Around The World reprend du service cet hiver ! Cette fois, les globe-riders ne partiront pas seuls et te propose même de les accompagner  » aux frais de la Princesse  » dans leurs pérégrinations. Quelque soit ton niveau de ski ou de snowboard, viens tester 25 domaines skiables dans les Alpes françaises, italiennes et suisses. Rejoins-nous aux grès de tes envies ou de tes disponibilités.

Voici le programme des visites pour l’hiver 2008-2009 :

  • 22 et 23 décembre 2008 : Saas Fee
  • 28 décembre 2008 :Val d’Isère
  • 29 et 30 décembre 2008 : Tignes
  • 2 janvier 2009 : Méribel
  • 3 janvier 2009 : Val Thorens
  • 4 janvier 2009 : Les Ménuires
  • 10 janvier 2009 : Les Gets
  • 11 janvier 2009 : Courmayeur
  • 24 janvier 2009 : Les Deux Alpes
  • 25 janvier 2009 : Risoul
  • 19 février 2009 : Le Grand Bornand
  • 20 février 2009 : Peisey Vallandry
  • 21 février 2009 : Les Arcs
  • 22 février 2009 : La Plagne
  • 24 et 25 février 2009 : Avoriaz
  • 3 mars 2009 : Chamonix
  • 4 mars 2009 : Flaine
  • 07 et 08 mars 2009 : Verbier
  • 18 mars 2009 : Serre Chevalier
  • 28 mars 2009 : Valmorel
  • 29 mars 2009 : La Rosière

Nous te donnons rendez-vous le 13 décembre 2008 aux Deux Alpes pour une petite journée de test et de présentation. L’objectif est double :

  • Faire connaissance, présenter l’Association et le projet  » Ludik RATW 2008-2009  »
  • Evaluer ton niveau pour savoir dans quelle catégorie tu te situes : débutant, débrouillé ou expert. Les  » épreuves  » sont simples : passage libre sur une piste, passages sur les modules de ton choix du snowpark (facultatif pour les débutants) et comportement général sur un domaine skiable (= capacité à  prendre les remontées mécaniques, orientation, etc.).

Si tu es intéressé, merci de t’inscrire par mail (media(at)riders-around-the-world.com) en précisant :

  • Nom, Prénom, Date de naissance
  • N° sécurité sociale
  • Adresse
  • Tél
  • Engin de glisse pratiqué : ski, snow ou télémark
  • Disponibilités envisageables (cf. programme p.1)
  • Permis de conduire : Oui / Non
  • Nom et Tél d’une personne à  contacter en cas d’accident

Nous t’enverrons par mail les détails de ce RdV dans le courant du mois de novembre. D’ici là , n’hésite pas à  nous contacter si tu souhaites un complément d’information !

En espérant te compter bientôt parmi notre équipe de  » globe-rideurs-testeurs  »,

L’équipe de Riders Around The World

Epilogue

Mi-décembre 2007, nous avions annoncé un tour de France des domaines skiables. Et puis, silence radio. Il s’en est passé des choses en un an !

Tout d’abord, j’ai créé ma boîte. Ca s’appelle SWiTCH, c’est renversant et c’est ici. Lourdes obligations professionnelles obligent, mon tour de France s’est  » réduit  » à  un tour des domaines skiables des Alpes françaises. Cela représente tout de même 60 stations de ski en solitaire et sans assistance… ou presque. WonderBéa, Simon  » The Brain  », Agnès Belle et Matth m’ont rejoint très ponctuellement. Le guide des 260 meilleurs domaines skiables du monde ne devrait donc plus tarder à  être publié. Pour voir les meilleures photos de l’hiver dernier : cliquer ici  !

Ensuite, pour combler quelques  » lacunes  » dans ma formation, j’ai réussi le concours d’entrée d’une Grande Ecole parisienne. Résultat : en septembre, mes 28 ans fraîchement fêtés, j’ai repris ma trousse à  stylos et mon cartable, direction les bancs de la classe à  raison de 2 jours deux fois par mois, pendant 1 an et demi. Ca fait bizarre !

Quant à  Matthieu, la force tranquille lui coule toujours dans les veines ! Après une grosse période de doute, qui l’a conduit à  faire du ski une bonne partie de l’hiver – si, si, je vous jure ! J’ai même des photos que je garde dans un bunker secret pour le faire chanter 😉 – il est de nouveau les deux pieds bien attachés sur sa board. Côté pro, un détour par un cabinet d’étude annécien l’a définitivement convaincu qu’il n’y avait pas que la  » méca flu  » dans le boulot. Il a intégré depuis mars 2008 les fonctions de  » super consultant  », pour une super boîte, qui a un super C.E., ce qui me rend… super jalouse ! 😉

En attendant le départ du prochain tour du monde – eh, eh, la Terre ne s’arrête pas de tourner, alors nous non plus ! – nous relançons les activités de Riders Around The World. L’association a vocation à  faire découvrir les domaines skiables de notre belle planète à  tous les riders, quelque soit leur niveau. Cette année, nous commençons près de chez nous : dans les Alpes ! Nous irons tout de même jusqu’en Suisse et en Italie. Affaire à  suivre…

Et c’est reparti pour un tour !

Quand on voyage, le plus dur ce n’est pas de partir, mais c’est de revenir…

D’anciens tourdumondistes nous avaient prévenu : « Préparez-vous à rentrer avant même de partir ! » Matthieu avait bien rigolé. Moi, moins. Qu’allait-il se passer en un an et demi qui justifie qu’on s’y prépare ? Et bien, hormis le mariage et la naissance des gamins de quelques copains, on n’imagine pas toutes les choses sidérantes qui se produisent en si peu de temps. Florilège :

A notre retour, nous avons du réinvestir dans l’objet apparemment vital pour tout homme moderne : le téléphone mobile. J’ai bien cru que la vendeuse allait m’étriper parce que je ne connaissais pas « le dernier forfait super génial tout inclus – sauf mentions spéciales écrites en minuscule après la petite étoile – dont la pub passe en boucle à la TV depuis 3 semaines » « Vous savez, il est vendu avec un téléphone pas plus gros qu’une carte de crédit qui fait aussi appareil-photo, caméra, télévision, accès à Internet et agenda électronique ! ». « Euh, bah, non. On ne connaît pas, on n’a pas la télé. Mais est-ce qu’on peut quand même appeler avec cet engin ? ». Désarroi de la vendeuse, elle a bloqué au moment où j’ai avoué qu’on n’avait pas la télévision. « Mais d’où ils sortent ces deux là ? » devait-elle penser.

L’autre jour, nous avons voulu aller au cinéma, à Grenoble. Tout d’abord, nous avons constaté qu’à la place du parc que longeait la route vers le cinoche, un énorme stade de football était sorti de terre ! Ensuite, une ligne de tramway et une série de sens interdits sont mystérieusement apparues. Notre plan de circulation habituel a donc été totalement chamboulé. On ne vous raconte pas les coups de klaxon énervés des chauffards derrière nous… ! Sans oublier que notre parking gratuit a totalement disparu, remplacé par 3 ou 4 arbres et des allées bizarres. Enfin, comme si ça ne suffisait pas, le prix des tickets ont augmenté de plus de 10 % ! Par contre, la durée du film, elle, n’a pas été rallongée d’autant…

Quelques jours auparavant, nous avions aussi été interpelé par la mode vestimentaire des grenobloises dans la rue : les filles portent des robes ou des bermudas avec des collants qui s’arrêtent au-dessus des chevilles ! Les pauvres, elles doivent avoir drôlement froid aux pieds… Il y en a d’autres qui déplacent le problème vers le haut. Elles troquent le bermuda contre un short qui s’arrête sous les fesses, mais mettent des bottes jusqu’au-dessus des genoux… Etrange, cette mode. Est-ce devenu ringard de porter des pantalons ?

On vous le promet, on a tout fait pour essayer : on a retrouvé notre petit chez nous, on a fait plein de démarches administratives passionnantes pour redevenir de bons citoyens sédentaires (eau, électricité, abonnements multiples et variés de téléphones et d’Internet, etc.) et on a même trouvé un emploi. Mais un mois à peine après notre retour, une seule idée me taraudait l’esprit : quand et où vais-je repartir ?

L’idée a fait son chemin et il y a quinze jours, j’ai décidé qu’après le tour du monde des domaines skiables, il était encore temps de se lancer dans un tour de France des stations. Après tout, notre beau pays est réputé dans le monde entier pour la qualité de ses montagnes ! L’annonce est donc officielle, Riders Around The World France : c’est reparti !

Big Up !

Notre tour du monde en quelques chiffres :

80 900 km parcourus en voiture
21 000 photos et 22 heures de vidéo
522 jours de voyage (soit plus de 17 mois)
201 domaines skiables visités
143 heures de vol cumulées par personne
120 kg de matériels
30 nuits passées dans la voiture (dont une par – 22°C)
25 Pays skiés, parmi les 37 visités
17 Moyens de transports utilisés (avion, hélicoptère, voiture, train, skidoo, snowcat, chiens de traineau, etc.)
16 mois de préparation
4 bagages seulement !
1 gars, 1 fille
Quelques liasses de dollars

Nous tenons à remercier sincèrement pour leur aide Pierre-Jean de oneworld (Faire le tour du monde fut presque un jeu d’enfant grâce à votre soutien !), Dominique de Ortovox (Vous avez cru en ce projet bien avant Matthieu !), Arnaud de Rossignol, Philippe et Alexandre de Greendoor – DaKine France, ainsi que Randy et Scott de DaKine USA, Eyal de Dirty Dog, Rémy de Worden, Thomas de Destination Poudreuse. Nous remercions tous les Rédacteurs en chef et producteurs d’émissions TV/radio d’avoir subit le « harcèlement » d’Armelle, pratiquement sans broncher… surtout si vous nous avez publié/diffusé ! Nous n’oublions pas non plus tous les personnels qui nous ont reçus dans leur station, parfois au pied levé, et qui n’ont pas hésité à nous faire découvrir leurs meilleurs spots.

Nous souhaitons aussi remercier chaleureusement :
Alain Duclos et Serge Cornillat pour leurs conseils avisés.
Hélène Allera pour sa créativité.
Marie Claude Prévitali de Média Conseil Presse pour avoir mis le pied à l’étrier d’Armelle et l’avoir propulsée dans « l’impitoyable monde des médias »
Johanne et Béa pour leurs magnifiques photos et leur bon caractère.
Sébastien et Charles de Frogs-in-NZ, ainsi que Sylvain de Bagages du Monde pour leurs coups de pouce.
Thomas Durand de CM International : vos conseils valent de l’or !
La Famille Décarie-Fournier : il n’existe pas de mot assez fort pour vous dire combien nous sommes reconnaissants pour votre aide, votre soutien sans faille, votre incroyable bonne humeur et votre accueil si chaleureux. Vous êtes dans notre cœur pour toujours.
Merci à Alain Solelhac d’avoir appris à rêver à Armelle et à Agnès Solelhac de lui avoir appris à réaliser ses rêves ! Voyez jusqu’où ça l’a déjà mené, et ce n’est pas près de s’arrêter… !
Taylor, Martin and Mike : It was so great to meet you. We hope to ride with you soon. Cheers !
The Viafora Family : Thank you so much for your warm welcome. May you continue to experience love, light and zen in your life !

Enfin, un petit clin d’oeil à tous ceux qui nous ont dit que ce rêve était impossible : on a adoré vous prouver que vous aviez tort !!! Mais, surtout, un grand merci à tous ceux qui nous ont soutenus, de près ou de loin, tout au long de ce beau voyage.

Big Up à tous et à très bientôt pour de nouvelles aventures !

Armelle et Matthieu

La boucle est bouclée !

Depuis une semaine, chaque kilomètre parcouru est synonyme de retour.

Aujourd’hui, 1er Mai, nous sommes bien heureux de débarquer en Suède. A voir l’état des ponts du ferry au réveil, la nuit semble avoir été drôlement agitée pour les finlandais qui étaient à bord… Nous ne traînons pas et suivons notre boussole : direction plein Sud. Toute la journée, nous relions la Suède à l’Allemagne en traversant le Danemark.

Après une nuit à Hambourg, nous faisons un crochet par Bispingen où se trouve le dernier centre indoor ouvert en Europe. Flambant neuf – ça sent encore le plastique frais ! – le Snow Dome ressemble en tous points à ces concurrents de Belgique et des Pays-Bas. La bonne organisation en moins ! En effet, la personne avec laquelle nous avions rendez-vous pour visiter les lieux a déserté depuis 15 jours… Le Directeur semble avoir disparu lui aussi, quant à l’hôtesse à l’Accueil, elle est totalement désemparée dès qu’il s’agit de toucher au moindre bouton de la caisse. Du coup, impossible d’avoir les informations nécessaires à l’écriture de notre guide. Qu’à cela ne tienne, nous nous lançons à l’assaut de la piste, grâce à un télésiège débrayable 6 places sans pylônes ! Un peu surdimensionné comme engin pour un lieu si vide… Une fois encore, il n’y a pas à discuter, le ski indoor c’est rigolo 5 minutes, mais on a vite le tour du « domaine ». De plus, il fait au moins 20°C dehors avec un magnifique soleil contre seulement -2°C à l’intérieur, alors nous ne faisons pas de vieux os.

En milieu d’après-midi, nous effectuons le rituel du « remballage » des skis, bonnets et bâtons pour la dernière fois. Petit pincement au cœur. Après plus de 200 « remballages », nous pourrions être blasés, mais non, toujours pas. Ces petits gestes quotidiens vont nous manquer. Vivement l’hiver prochain qu’on puisse remettre ça !

Après avoir déposé Matthieu chez ses parents, en Haute Marne, je file seule à Annecy. Nous sommes le 3 mai, la boucle est bouclée, Home Sweet Home me voilà !

Au pays des rennes et du soleil qui fait semblant de se coucher

Le 27 avril, nous croisons à nouveau le Cercle Polaire Arctique. Nous sommes en Finlande et plus précisément dans la région de Kuusamo en Laponie, à une cinquantaine de kilomètres de la Russie. En résumé pour les enfants, nous sommes au pays du Père Noël ! Nous ne l’avons pas encore rencontré, par contre nous avons vu ses rennes… A vrai dire, on en trouve partout : sur la route, en imprimé sur les t-shirts et même jusque dans l’assiette de Matthieu !

Notre étape du jour s’arrête à Ruka, où nous assistons vers 23h à un superbe « coucher » de soleil. Celui-ci semble rebondir sur la surface de la Terre, car il est à nouveau levé 4heures plus tard. La forêt tout autour semble s’embraser… Toute cette lumière aussi belle soit elle perturbe nos organismes. Depuis une semaine, nous sommes frappés par des maux de tête violents, notre appétit diminue étrangement et nous n’arrivons plus à nous endormir à des heures « normales ». Peu à peu nous perdons la notion du temps.

Le lendemain, nous visitons Ruka. Le domaine skiable ressemble aux pistes québécoises : peu de dénivelé, des lampadaires le long des pistes (pour le ski de nuit), une neige dure comme du béton et des magnifiques sapins tout autour. En fin d’après-midi, nous assistons à un contest freestyle vraiment impressionnant. Les participants doivent franchir un gap de 3 mètres de haut avant de s’élancer sur un big air monstrueux. Il est 19h quand le spectacle se termine, mais on a l’impression d’être au milieu de la journée tellement la lumière est forte et le soleil haut dans le ciel ! Nous sommes conviés à un diner dans la plus pure tradition finlandaise. Au menu : du renne (ça va sans dire !) et des mûres arctiques, aussi appelées « Or des Marais » par la population locale, à cause de leur couleur doré-orangé.

Le 29 avril, nous reprenons notre route vers Helsinki sous une tempête de neige. Des glaçons se forment sur les essuie-glaces de la voiture et la route est balayée par de puissantes bourrasques de vent. Alors qu’il fait 30°C en France au même moment, ici l’hiver n’est pas tout à fait fini.

Le lendemain après un réveil en douceur (Merci Nina !), nous nous baladons dans Helsinki. Malgré le froid et l’humidité, il règne dans cette capitale une ambiance joyeuse et conviviale. Les bâtiments historiques sont colorés et particulièrement bien conservés. Le soir, nous embarquons dans le ferry qui assure la liaison avec Stockholm, en Suède. Notre cabine sans hublot (ça coute moins cher !) est un peu étriquée et tout proche des moteurs, mais c’est toujours plus confortable que de dormir dans la voiture. Petit détail en passant : aujourd’hui, c’est le jour de la fête nationale en Finlande – synonyme de grande beuverie dans tout le pays – alors la nuit promet d’être agitée. Espérons que ce ne sera pas le cas de la mer…

Cap Nord : 71°10′ 21″

Le 25 avril, nous entamons une longue route vers le Cap Nord, à la recherche d’un autre « bout du monde ». Entre forêts peuplées de rennes paresseux, fjords vertigineux, lacs et rivières gelés, nous observons la nature qui se réveille lentement… Toutefois, l’hiver n’est pas tout à fait terminé si l’on en croit le mercure du thermomètre, qui descend à mesure que nous montons vers le Nord. La lumière se fait plus blanche et plus rasante au grès de notre progression. Il est tard lorsque nous établissons notre camp dans la voiture. Nous devons néanmoins installer le pare-soleil pour nous protéger de la lumière du jour ! Les nuages et la précocité de notre visite dans la saison ne nous permettent pas d’apprécier le célèbre Soleil de minuit. Mais qu’importe, après 11 heures de route, nous sommes trop épuisés et déjà bien heureux de pouvoir profiter du « Soleil de 23h » !

Le lendemain, nous effectuons la centaine de kilomètres restant avant ledit Cap. Le relief est moins escarpé, les forêts de sapins font place à la toundra, la neige commence tout juste à fondre. De ci de là, quelques maisonnettes rouge de pêcheur bordent la route, suivi de près par des séchoirs à harengs. Moins de 10 bornes avant l’arrivée, un panneau indique que la route n’est accessible qu’en bus de 12h30 à 14H. Après un moment d’hésitation, nous bravons l’interdiction : nous n’avons tout de même pas fait tant de milliers de kilomètres pour faire demi-tour juste devant l’objectif. Un bon quart d’heure plus tard, nous découvrons enfin à quoi ressemble ce « bout du monde ». Mais ça, ça ne se raconte pas. Il faut le voir pour savoir…

Finalement, cette phrase d’un vieux sage nous revient en mémoire : « L’important n’est pas tant l’objectif du voyage, que le voyage en lui-même… ». Amen.

La Suède à 47°

Le 16 avril, nous faisons route jusqu’à Idre Fjäll, ce qui n’est pas sans nous rappeler notre expérience de la Transcanadienne : toujours tout droit, en moyenne pas plus de deux virages tous les 100 km, des sapins, des sapins et… encore des sapins.

Le matin suivant, Frederik, le Directeur de l’Ecole de ski, et l’un de ses collègues nous attendent dans le hall de notre hôtel : « ça vous tente une balade en skidoo dans le parc national ? » La réponse fuse : « Yeah !! » Ces engins rutilants ont beau polluer l’air et les oreilles de la faune locale – les notre aussi d’ailleurs ! – il faut bien l’avouer, nous ne boudons pas notre plaisir. Débordant d’énergie, Frederik nous entraîne ensuite dans une visite du domaine skiable pleine de rebondissements et de sensations. Il nous fait notamment goûter à « The Shock » (en anglais dans le texte), la piste où se déroulent les compétitions nationales de K.L.* L’inclinaison maximale est de 47° sur une section assez importante. C’est particulièrement impressionnant vu du départ, mais une fois qu’on est dans le mur et qu’on a réussi à replaquer les spatules dans la pente, ça va mieux. Il faut dire que le travail de préparation de la piste – plus lisse qu’une patinoire – facilite le passage. Cela dit, mieux vaut avoir bien digéré son déjeuner avant de s’engager…

Deux jours plus tard, nous découvrons les 4 domaines skiables de Sälen. Il neige à gros flocons et la visibilité n’est pas exceptionnelle. Nous décidons donc de nous concentrer sur les snowparks. Ceux-ci regorgent de big airs et de pipe bien shapés. Il y a aussi une collection de rails tout à fait originaux, dont un triple wave : on n’avait jamais vu ça auparavant !

Le 20 avril, nous faisons route vers Åre (prononcer « Oré »), en faisant un crochet par la station de Vemdalen. Åre a accueilli cet hiver les Championnats du Monde de ski alpin. Du coup, le téléphérique principal a eu droit à un « skinning » aux couleurs de l’événement, ce qui détonne un peu dans le cadre naturel… En outre, le tracé de nombreuses pistes a aussi été revu pour l’occasion, pour notre plus grand bonheur ! Le lendemain, Matthieu est trop fatigué pour m’accompagner visiter le domaine. Qu’à cela ne tienne, Anders, un local amoureux de sa station et un peu tête brûlée, me sert d’escorte. Naturellement, nous faisons un tour dans le snowpark. Les kids sont « chauds-bouillants » ! Et il vaut mieux l’être, car les kicks sont comparables à ce qu’on peut trouver dans le Colorado ou en Californie. C’est tout simplement GIGANTESQUE !

Le 22 avril : c’est Dimanche, alors nous prenons un « jour off » pour… bosser ! Et oui, notre guide des domaines skiables ne s’écrit pas tout seul, malheureusement ! Puis, nous reprenons la route en direction d’une station mythique : Riksgränsen. Les paysages sont baignés par cette lumière très blanche, mais en même temps si douce, typique de la Scandinavie. A l’arrivée, mauvaise nouvelle : c’est 200 Euros par personne non négociable pour une chambre avec lit superposé sans couverture, ni drap, mais avec une vue sur le superbe… camping municipal ! Il n’y a qu’un seul hôtel dans la station et manifestement celui-ci abuse de son monopole… Trevlig Vistelse !**

Riksgränsen est connu pour 3 raisons : tout d’abord, son ski de minuit. A cette latitude, quand le printemps est bien installé le soleil ne se couche pas et les remontées mécaniques restent ouvertes une bonne partie de la nuit. Ensuite, de nombreux riders professionnels, qui n’ont pas pu faire de belles images dans les Alpes au cœur de l’hiver, viennent ici aux mois de mai et juin pour « sauver leur saison ». Enfin, le domaine skiable regorge de spots magnifiques pour faire du ski héliporté. Bref, c’est un petit paradis dans le petit monde du ski… Nous passons donc la journée du 24 avril à nous balader sur le domaine. Vers 18h, nous sommes invités à une session informelle dans le snowpark avec quelques pro riders. C’est irréel, il fait un froid de canard, la neige est « bétonnée », mais le soleil brille bien haut dans le ciel…

* K.L. : Kilomètre Lancé. Cette discipline consiste à s’élancer tout droit sur une piste, afin de battre un record de vitesse. On peut le faire en ski, en snowboard, mais aussi en VTT, par exemple.
** Trevlig Vistelse ! : Passez un bon séjour !

La Norvège, un véritable terrain de jeux

Le 8 avril, après avoir parcouru près de  1400 km vers le Nord, nous arrivons plein d’espoirs à Isaberg, en Suède. Le temps de descendre de la voiture et c’est la désillusion ! Nous réalisons que cette station n’est qu’une colline avec une dizaine de pistes, dont une majorité vertes… aussi bien par leur niveau technique que parce que la neige semble avoir déserté les lieux depuis un bon moment.

Toujours à la recherche d’un terrain de jeux enneigé, nous faisons route vers le Nord-Ouest : direction la Norvège ! Le 10 avril, nous partons à la découverte de Hemsedal. Le temps est couvert, mais – à notre grande surprise – la neige est bonne. Cette station recèle l’un des snowparks les plus impressionnants qu’on ait pu voir depuis notre passage aux USA. Les kicks sont tout simplement énormes !

Le soir même, nous avançons jusqu’à Geilo (prononcer « Yaélo ») où nous faisons la rencontre de Linn, une norvégienne qui travaille pour l’Office du tourisme local. Bien décidée à nous faire goûter à tous les délices de la région, elle nous embarque dès le lendemain pour une folle journée d’activités. Nous commençons par une promenade sur la face Nord du domaine skiable. Les remontées mécaniques sont fermées, car le vent souffle à 129,6 km/h ! Qu’à cela ne tienne, Linn nous trouve un skidoo pour monter au sommet ! A l’heure du déjeuner, nous poursuivons avec une balade en pulka, tirée par des chiens de traîneau ! Nous nous amusons tour à tour à jouer aux mushers. Le trajet passe au bord d’une rivière transformée en lac à cause de la glace qui a pris sur plus de 30 cm d’épaisseur : magnifique ! Dans l’après-midi, nous rejoignons Nicholas, le Chef des « Skipatrols » pour une visite de la face sud du domaine skiable (de l’autre côté de la vallée). Cette fois, nous sommes à ski, car le vent s’est calmé. Le matin suivant, Linn nous présente Valérie, une québécoise pleine d’humour mariée à un norvégien, qui nous fait découvrir les joies du kiteskiing/boarding. Il paraîtrait que l’immense plateau derrière la station et les vents capricieux qui le traversent font de Geilo l’un des meilleurs spots du monde pour pratiquer cette discipline. Vers 18h, nous retrouvons Linn pour déguster un dîner gastronomique norvégien avec de l’élan. (Pour les palais curieux, cette viande rouge ressemble beaucoup au bœuf, mais en plus fibreux).

Le 13 avril, les bras et les abdos endoloris, nous quittons Geilo pour Hafjell, près de Lillehammer. Cette station a accueillie quelques épreuves des J.O d’hiver en 1994. Bien qu’elle soit minuscule lorsqu’on en fait le tour en ski alpin, elle est surtout connue pour son domaine de ski de fond, qui compte 350 km de pistes.

Le 15 avril, nous avons rendez-vous à Trysil avec Johann, un ancien membre de l’Equipe Nationale Norvégienne de Télémark. Cette station couverte de conifères est l’une des plus grandes de Norvège. Johann nous emmène donc faire un tour de ses coins favoris. A cette occasion, il ne manque pas de nous faire passer sur une piste vertigineuse à 45° d’inclinaison. Décidément, les norvégiens ont de quoi bien s’amuser !


Le Hall, la Vallee et le Monde

Un peu déçus par le manque de neige en Europe centrale et pas très motivés par l’idée de rider au milieu de hordes de touristes nordiques, nous choisissons de laisser passer les vacances de pâques avant de nous rendre en Scandinavie. Pour ne pas rester inactifs, nous décidons de tester de nouveaux lieux de glisse : les pistes indoor.

Le 04 avril, nous nous rendons donc au SnowHall d’Amnéville, en Moselle. Construit sur un ancien crassier, le site compte deux pistes : une bleue qui mesure près de 500 m de long sur 35 m de large et une plus petite (40 m) pour débuter ou faire de la luge. Au premier abord, cela paraît assez incongru de s’engouffrer dans ce frigo géant – la température est maintenu toute l’année à -2°C – alors qu’il n’y a pas une montagne aux alentours et qu’il fait 16°C dehors. Mais, ouvert il y a un an et demi, SnowHall ne désempli pas. Il a reçu à ce jour plus de 400 000 de riders ! Un projet d’extension est même à l’étude. Il faut dire que ce « centre de ski » est une aubaine pour les habitants de la région, dont certains sont encore touchés par la crise du secteur sidérurgique. Désormais, ils peuvent faire quelques descentes pour une poignée d’euros sans avoir à se déplacer jusque dans les Vosges ou le Jura. Il paraît même qu’un papy de 83 ans a pu goûter aux plaisirs de la glisse pour la première fois de sa vie… il était temps ! En ce qui nous concerne, cette première est assez surprenante. Ce n’est pas tant la neige ultra collante que le fait d’avoir un plafond éclairé par des néons au-dessus de la tête qui nous perturbe.

Après avoir passé la nuit à Bruxelles (Merci Ariane !), nous grimpons jusqu’à Landgraaf, aux Pays-Bas. Nous sommes à SnowWorld qui, vu les efforts produits pour recréer une ambiance « montagne », n’a pas tout à fait usurpé son nom. Cette fois, il y a 3 pistes, dont une avec un véritable snowpark. Il y a même un télésiège 6 places et un chalet d’altitude, où l’on peut boire du chocolat chaud ! Bon d’accord, il n’est qu’à 50 m au-dessus du niveau de la mer, mais avec un peu d’imagination… ! D’ailleurs, la température de -6°C facilite bien les choses.

Le lendemain, nous revenons légèrement sur nos pas, en allant à Peer, en Belgique. C’est là que se trouve Snow Valley, l’un des premiers centre de ski indoor en Europe. Construit il y a plus de 10 ans, par un obsédé de la neige (dixit son épouse, parce qu’il envahissait le frigo familial de pots contenant des échantillons de neige !), le site est particulièrement impressionnant vu de l’extérieur. Bien que les pistes n’excèdent pas 250m de long, celles-ci reposent dans une imposante structure sur « pilotis » s’élevant à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. A notre grande surprise, la neige, dont le secret de fabrication est aussi bien gardé que la recette de la potion magique de Panoramix, est excellente ! Nous avons quand même réussi à savoir qu’elle était fabriquée dans des cylindres avec un circuit de refroidissement à l’ammoniaque (et non pas avec des canons comme dans les autres centres indoor). En résumé, cela produit une sorte « glace pilée » très fine, qui a une bonne cohésion. Résultat : elle est beaucoup moins abrasive que de la neige de culture traditionnelle et surtout elle est peu « collante ».

Prague, la romantique

Le 28 mars, nous quittons la Slovaquie pour la République Tchèque. Après une tournée rapide sur les 3 domaines skiables autour de Cerna Hora, nous gagnons Prague. La capitale du pays semble être devenue une destination touristique particulièrement à la mode depuis quelques temps. Et pour cause, cette ville pleine de charme et de romantisme a de quoi satisfaire les amateurs de paysages urbains les plus exigeants : trois quartiers classés au patrimoine mondial de l’Unesco, un château, plus d’une centaine d’Eglises, des musées en pagaille, un pont du XVème siècle en pierre, et des palais aux façades colorées où le style gothique rivalise avec le baroque le renaissance et l’art nouveau. Nous décidons alors de prendre une journée pour nous balader dans les rues de ce joyau, au cœur de l’Europe. Le soir, histoire de faire durer le plaisir, nous nous offrons deux places pour l’Opéra. Au programme : La Flûte Enchantée de Mozart… Après en avoir pris plein les yeux, nous en prenons plein les oreilles !


Au coeur de l’Europe

Le 20 mars, nous arrivons en Roumanie, pays du légendaire Comte de Dracula. Nous montons notre camp de base pour quelques jours à Predeal. Installé dans un cadre idéal, entre les vallées de Prahova et Timis, c’est le plus haut village du pays (1 033 m). Il est entouré par les montagnes de Postavarul (1 802 m) et Piatra Mare (1 843 m) au Nord, de Muntii Garbovei et des murs rocheux de Bucegi au Sud, ainsi que des crêtes du Cioplea à l’Est. Fondé au XVIIème siècle, il est devenu depuis un important centre touristique, grâce à son climat sec – la température moyenne en hiver est de -4°C – et à ses nombreux départs de randonnées. Malheureusement, avec seulement une demie-douzaine de pistes et une forêt de conifères particulièrement dense, nous nous rendons vite compte qu’il y a ici plus d’hôtels que de mètres carrés pour skier ! Nous errons donc dans les différentes stations que comptent la région, mais sans grand succès. La pluie, qui tombe sans discontinuer depuis quelques jours, a raison de notre moral et surtout des canalisations roumaines…

Le 24 mars, nous roulons sur 800 km pour rejoindre la Slovaquie, en faisant une petite incursion en Hongrie. Une nuit à dormir dans la voiture plus tard, nous voici au pied du Bas Tatras, à Tatranska Lomnica. Entouré sur des kilomètres à la ronde par des plaines d’herbe jaunie par l’hiver, ce massif de 80 km de long (d’Est en Ouest) et s’élevant jusqu’à 2043m d’altitude semble étrangement surgir de nulle part. Et pourtant, en plus d’abriter des stations de ski, c’est un sanctuaire pour les ours bruns, les lynx et de nombreux autres animaux sauvages. Le lendemain, nous partons explorer la partie polonaise du Tatras, à Zakopane. A l’approche de la station, ce sont surtout des demeures construites intégralement en bois et disséminées dans l’épaisse forêt de sapins qui retiennent notre attention. Le calme et l’austérité qui s’en dégage contraste avec la vie trépidante du cœur du village. Dans la rue piétonne principale, les chalands fourmillent d’une échoppe à l’autre, d’une odeur de brioche chaude à celle d’un cochon rôti à la broche, le tout oscillant entre les gazouillis des oiseaux et des haut-parleurs hurlants un tube américain des années…80 ! Côté piste, c’est surtout le téléphérique et sa cabine métallique « grosse contenance » (20 personnes compressées comme des sardines max. !) qui nous ont marqué…

De retour en Slovaquie le 27 mars, nous jetons notre dévolu sur les pistes de Jasna. Cette fois, nous sommes dans le Bas Tatras – un autre massif, en face du Haut Tatras ! – où se trouve le point culminant de la chaîne des Carpates. Ces 25 km de montagnes (d’Est en Ouest) sont si majestueux qu’ils attirent près de 5 millions de touristes par an ! Heureusement pour nous, les pistes sont aujourd’hui presque désertes. Quant aux itinéraires hors piste, les nombreuses plaques à vent sont tellement menaçantes que personne n’ose s’y aventurer…

Yaourt bulgare

Le 16 mars, nous arrivons à Bansko, dans les Balkans bulgares. Nous y faisons la rencontre de James, un anglais qui y tient un hôtel depuis quelques années. Il nous raconte avec délice l’histoire de la station et l’apprentissage du capitalisme par les bulgares. Depuis la chute du régime communiste, le pays se réveille tout doucement et le choc des cultures est encore un peu brutal. Nombreux sont les habitants qui vivent encore en autosuffisance en cultivant leurs pommes de terre, en tuant leurs cochons et en se déplaçant en carriole à cheval. A côté de ça, certains déambulent déjà en 4×4 de luxe sur les routes pavées défoncées, le téléphone mobile greffé à l’oreille. Ces derniers se sont souvent enrichis à la vitesse de l’éclair de façon plus ou moins honnête…

Le lendemain, nous empruntons les remontées mécaniques flambant neuves de la station pour rider dans le massif du Pirin. Les conditions sont printanières : soleil et neige aussi molle que du yaourt ! Mais ce n’est pas désagréable ! En fin de journée, nous filons vers le nord pendant 2 heures pour atteindre Borovets. Autant Bansko subit un développement touristique et immobilier massif, autant le temps semble s’être arrêté dans les années 1960 à Borovets ! Des boutiques construites à la va-vite avec des plaques de bois agglomérées, des vendeurs à la sauvette d’accessoires de contrefaçon, et des « taxis-carriole » conduis par des chauffeurs cuvant leur beuverie de la veille peuplent les ruelles aussi crasseuses que poussiéreuses de la station. Les hôtels aux façades décrépies et les maisons restées à l’état de chantier ou tombant en ruines laissent une impression de grandeur et de fastes à jamais révolue. C’est glauque. Ce sentiment est renforcé, lorsque nous réalisons le jour suivant qu’il y a ici plus de sex shops et autres sordides boites à strip-tease que de pistes de ski… Nous ne trainons donc pas longtemps et fuyons à Sofia, la capitale du pays.

Le 19 mars, nous prenons notre courage à deux mains pour monter à Vitosha. La route d’accès, d’abord en bitume criblé de nids de poule, se transforme peu à peu en voie pavée. Puis, en chemin de terre. Enfin, un reste d’eau de pluie aidant, nous arrivons dans un champ de boue ! Une fois sur place, nous comprenons que seule une seule piste est ouverte. Mais peu importe, nous n’avons pas fait tous ces efforts pour rien et le soleil est de la partie, alors nous en profitons !