Sécurité – Hors Pistes

Sécurité – Hors Pistes

 

«Un homme averti en vaut deux » dit-on, or ce sont les freeriders les moins expérimentés qui sont le plus exposés aux risques d’avalanches. Quand bien même ils auraient un bon niveau technique, la plupart des riders ne savent pas analyser correctement un manteau neigeux. Une solution serait qu’ils prennent un guide et que seuls les riders expérimentés partent en freeride. Mais, ce n’est pas très réaliste ! Alors, plutôt que de s’en tenir à ce triste constat, voici quelques clés pour mieux connaître le fonctionnement des avalanches, comment les éviter et comment réagir quand elles se produisent.

Attention ! Ces petits conseils sont là pour vous éclairer, mais ils ne constituent pas une formation suffisante et ne remplaceront jamais des années d’expérience… et de prudence.

  1. le manteau neigeux
  2. Les types d’avalanches
  3. L’influence de la meteo
  4. Le bulletin d’estimation du risque d’avalanche(BRA)
  5. L’echelle europeenne du risque d’avalanche
  6. Le facteur humain
  7. Le terrain et l’exposition
  8. Avant de partir
  9. En cas de declenchement d’une avalanche
  10. La trilogie
  11. Adresses pratiques

Ces propos ont été élaborés grâce aux documents émis par l’Association pour l’Etude de la Neige et des Avalanches (ANENA) et le magazine The Perfect Moment.

 

1. Le manteau neigeux

 
C’est le lieu de tous les plaisirs, mais aussi de tous les dangers. En effet, la stabilité du manteau neigeux, c’est-à-dire l’accumulation des chutes de neige successives, change en fonction de son évolution. Dès que la neige se dépose sur le sol – et parfois même pendant sa chute – elle se transforme selon une suite de phénomènes physiques et en fonction des conditions atmosphériques (répartition verticale de la température dans la neige, réchauffement ou refroidissement, vent, …). Il se forme ainsi un manteau stratifié composé de différentes couches de neige que l’on peut comparer à un millefeuille. Cela semble appétissant, mais selon les caractéristiques de chacune de ces couches et la façon dont elles sont empilées, le manteau neigeux est plus ou moins stable. Dans l’hypothèse où celui-ci serait instable, le déclenchement des avalanches peut être facilité, voire même spontané.
 

2. Les types d’avalanche

 

Une avalanche est une masse de neige qui dévale une pente avec une vitesse plus ou moins élevée. On distingue « grosso modo » trois catégories d’avalanche en fonction du type de neige en cause dans le mouvement initial. Cependant, en réalité les choses sont plus complexes, car les caractéristiques d’une avalanche peuvent se modifier au cours de son trajet.

• L’avalanche de neige recente

La neige est ici peu transformée, elle peut être humide ou sèche, de faible cohésion ou pulvérulente. Les avalanches spontanées se déclenchent pendant ou peu de temps après les chutes de neige. Toutefois, le risque de déclenchement par un rider persiste pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines.

Le départ de ces avalanches est ponctuel ou caractérisé par une cassure linéaire. Dans le premier cas, on peut voir une trace en forme de poire ou de cône (une fois l’avalanche arrêtée). Dans le second cas, bien que la cohésion de la neige soit faible, elle est suffisante pour se comporter comme une plaque friable, ce qui est facteur de nombreux accidents. En effet, l’aspect poudreux en surface ne donne pas l’impression qu’une fracture linéaire puisse se produire.

Quelque soit le départ de l’avalanche (ponctuel ou linéaire), son ampleur et son écoulement varient en fonction de différents facteurs : topographie, qualité, densité, quantité et température de la neige.

L’écoulement ressemble soit à un aérosol fait d’un mélange d’air et de neige ultra rapide (cela peut atteindre 300 km/h !), soit a lieu en surface comme un fluide dense. Cela peut s’étendre sur une vaste superficie et provoquer de gros dégâts.

• L’avalanche de plaque dure

Les plaques dures sont elles aussi très dangereuses, mais elles sont plus facilement décelables que les plaques friables. La rupture initiale concerne une neige de bonne cohérence. La cassure apparaît toujours très nettement en suivant une ligne brisée. L’instabilité de ces plaques est souvent due au fait que la sous-couche est fragile. Ainsi, la plaque peut se détacher même sous la pression d’une charge assez faible.

Sous l’action du vent ou après une chute de neige, il peut se former ce qu’on appelle des « plaques à vent ». Ce qui explique aussi que des corniches se forment près des crêtes. Elles apparaissent lorsque les cristaux de neige brisés par le vent se sont transformés en fine « poussière de neige ». Leur cohésion est relativement bonne, ce qui explique que les zones d’écoulement et d’arrêt de ce type d’avalanche soient couvertes de blocs de neige dure.

• L’avalanche de neige humide (ou de fonte)

Ce type d’avalanche est essentiellement lié à la présence d’eau liquide dans la neige. Ces avalanches ont lieu suite à des précipitations pluvieuses ou à une fonte superficielle lors de réchauffements significatifs. On rencontre typiquement ces avalanches de neige humide au printemps et dans les pentes les plus exposées au soleil. On peut comparer leur écoulement à celui de la lave volcanique, dans la mesure où leur vitesse est assez faible (de 20 à 60 km/heure). Cependant, ces avalanches n’en sont pas moins dévastatrices, puisqu’elles ont un grand pouvoir d’érosion. Les zones de dépôt sont jonchées de gros blocs informes de neige très dense.

 

3. L’influence de la météo

 
Les conditions les plus dangereuses sont, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les petites chutes successives (67 % des accidents surviennent après des chutes de neiges) ou un beau temps froid et continu. En effet, la plupart des avalanches ne se produisent pas pendant les hivers doux et neigeux, mais pendant les hivers froids avec peu de neige.

De même, la période qui présente le plus de risques est généralement le début de la saison, lorsque les sous couches sont souvent instables et fines. La sous-couche est souvent meilleure en fin de saison, mais là encore, il faut rester sur ses gardes !

Le vent est « l’architecte des plaques à vent », or 80 % des accidents dus aux avalanches sont dus aux plaques à vent. La neige transportée par le vent et soufflée sur une pente peut se révélée très dangereuse. En effet, non seulement le vent transporte la neige, mais surtout il transforme sa structure en réduisant sa capacité d’adhérence et en brisant ses cristaux.

Les conditions les plus dangereuses sont, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les petites chutes successives (67 % des accidents surviennent après des chutes de neiges) ou un beau temps froid et continu. En effet, la plupart des avalanches ne se produisent pas pendant les hivers doux et neigeux, mais pendant les hivers froids avec peu de neige.

De même, la période qui présente le plus de risques est généralement le début de la saison, lorsque les sous couches sont souvent instables et fines. La sous-couche est souvent meilleure en fin de saison, mais là encore, il faut rester sur ses gardes !

Le vent est « l’architecte des plaques à vent », or 80 % des accidents dus aux avalanches sont dus aux plaques à vent. La neige transportée par le vent et soufflée sur une pente peut se révélée très dangereuse. En effet, non seulement le vent transporte la neige, mais surtout il transforme sa structure en réduisant sa capacité d’adhérence et en brisant ses cristaux.

A savoir :
Une neige ventée présente à sa surface des petites ridules ou des vaguelettes.
La neige est suffisamment tassée lorsque les traces laissées par le passage d’un ski sont bien nettes.

 

4. Le Bulletin d’estimation du Risque d’Avalanche

 
Le BRA est un « outil d’aide à la décision permettant à chacun d’adapter son comportement aux conditions de neige et aux risques prévus ». Il n’est valable qu’en dehors des pistes balisées et ouvertes. De l’expérience et de la connaissance du milieu montagnard propre à chacun dépend l’enseignement que l’on peut retirer du BRA. Il n’est donc pas comparable à un feu de la circulation qui passe du vert au rouge en fonction de l’évolution des risques d’avalanche. Toutefois, à la lecture d’un bulletin, les riders les moins expérimentés devront peut être modifier, voire même parfois renoncer à leur projet d’itinéraire hors piste.En France, chaque département des Pyrénées, des Alpes et de la Corse est découpé en massifs ou en zones assez vastes (quelques centaines de kilomètres carrés). Les BRA sont disponibles à partir de 16 heures et sont valables jusqu’au lendemain en fin d’après midi. Ils contiennent une description des conditions de neige (quantité et qualité) et des risques prévus les plus représentatifs à l’échelle de la zone ou du massifs (valable pour les prochaines 24 heures après l’émission), un aperçu météorologique, la stabilité du manteau neigeux et la tendance ultérieure du risque. Les bulletins peuvent donner des informations quant à la localisation des risques dans l’espace (orientation des pentes exposées, altitude, …) et dans le temps, dans l’hypothèse – assez courante en montagne – d’une évolution des risques pendant la journée. On trouve également dans le bulletin des références à l’échelle européenne de risque d’avalanche.
 

5. L’échelle europeenne du risque d’avalanche

 
L’échelle européenne du risque d’avalanche est composée de 5 indices qui renvoient à 5 niveaux de risques basés sur l’accentuation et l’extension géographique de l’instabilité du manteau neigeux. Cette échelle n’a donc d’intérêt que sur une zone suffisamment vaste contenant des pentes, des expositions et des altitudes variées.

L’échelle est côtée de 1à 5, puisqu’on considère que l’absence totale de risque en montagne est impossible. La probabilité de déclenchement provoquée par le rider augmente avec la valeur des indices. Chaque indice correspond à l’état de stabilité du manteau neigeux et à l’activité avalancheuse (en terme de nombre d’avalanches et de leur taille).

• Echelle europeenne du risque d’avalanche

Indice du risque
Stabilité du manteau neigeux
Probabilité de déclenchement
1. Faible Le manteau neigeux est bien stabilisé dans la plupart des pentes. Les déclenchements d’avalanches ne sont, en général, possibles que par forte surcharge(***) sur de très rares pentes raides(*).

Seules des coulées ou de petites avalanches peuvent se produire spontanément.

2. Limité Dans quelques pentes suffisamment raides(**), le manteau neigeux n’est que modérément stabilisé.

Ailleurs, il est bien stabilisé.

Déclenchements d’avalanches possibles surtout par forte surcharge(***) et dans quelques pentes généralement décrites dans le bulletin.

Des départs spontanés d’avalanches de grande ampleur ne sont pas à attendre.

3. Marqué Dans de nombreuses pentes suffisamment raides(**) le manteau neigeux n’est que modérément à faiblement stabilisé. Déclenchements d’avalanches possibles parfois
même par faible surcharge et dans de nombreuses pentes, surtout dans celles généralement décrites dans le bulletin.Dans certaines situations, quelques départs
spontanés d’avalanches de taille moyenne,
et parfois assez grosse, sont possibles.
4. Fort Le manteau neigeux est faiblement stabilisé dans la plupart des pentes suffisamment raides.(**) Déclenchements d’avalanches probables même par faible surcharge(***) dans de nombreuses pentes suffisamment raides.

Dans certaines situations, de nombreux départs spontanés d’avalanches de taille moyenne et parfois grosse, sont à attendre.

5. Très fort L’instabilité du manteau neigeux est généralisée. De nombreuses et grosses avalanches se produisant spontanément sont à attendre y compris en terrain peu raide.

(*) Pentes particulièrement propices aux avalanches en raison de leur déclivité, la configuration du terrain, la proximité de la crête…
(**) Les caractéristiques de ces pentes sont généralement précisées dans le bulletin : altitude, exposition, topographie…
(***) Surcharge indicative :
– forte : par exemple, skieurs groupés…
– faible : par exemple, skieur isolé, piéton…

Le terme « déclenchement » concerne les avalanches provoquées par surcharge, notamment par le(s) skieur(s).
Le terme « départ spontané » concerne les avalanches qui se produisent sans action extérieure.

Attention ! Il ne faut pas se contenter de la seule lecture de l’échelle européenne de risque d’avalanche pour décider de maintenir ou d’annuler la sortie prévue, car elle ne fournit qu’une information limitée. Seul le BRA et l’expérience de chacun donnent les informations suffisantes pour cela.

 


6. Le facteur humain

 
Rider tout seul peut s’avérer dangereux. En même temps, lorsqu’on est en groupe, l’effet d’entraînement peut être nuisible. L’idéal est d’être en petit groupe avec des riders de même niveau et une expérience équivalente. L’expérience des riders qui vous accompagne est votre « assurance vie » et vice versa. Il est important de prendre les décisions collectivement.

A savoir :

  • Eviter de rider tout seul.
  • Plus un groupe est important, plus le risque augmente.

La plupart des avalanches sont provoquées par le poids du rider. Il faut donc essayer de diminuer au maximum la pression de l’impact sur la neige.

A savoir :

  • Une trace ne signifie pas qu’il n’y a plus de danger.
  • Passez les uns après les autres et évitez de vous jeter dans la pente lorsque quelqu’un ride en amont.
  • Avant de vous élancer, essayer de repérer une échappatoire pour vous mettre en sécurité si une avalanche se déclenche.
  • Si vous prenez un couloir, une fois en bas, écartez vous rapidement du danger et ne restez pas sous le couloir.
  • Méfiez vous en cas de manque de visibilité.
 

7. Le terrain et l’exposition

 
Le choix d’une ligne est déterminant, il faut donc le faire en prenant toutes ses précautions.

A savoir :

  • Méfiez vous de la neige mouillée, des petites coulées rencontrées sur le chemin, des lignes de fractures, des arrêtes et des corniches.
  • Contrairement aux idées reçues, les arbres et les rochers ne stabilisent pas le manteau, car ils créent les lignes de fractures.
  • Evitez les bowls exposés, car on peut rapidement se retrouver en dessous.
  • Evitez de couper la pente.

L’exposition est relative au soleil et la température de la neige est liée à l’exposition (de même pour les phénomènes de réchauffement). Ainsi, la neige est modifiée et devient plus ou moins stable.

 

A savoir :

  • En général, les faces Nord gardent plus longtemps la neige, mais elles sont aussi très exposées aux avalanches.
  • Les faces Nord / Nord-Est, où les pentes sont à l’ombre, sont les plus sujettes aux avalanches, car le manteau neigeux y est instable plus longtemps (70 % des avalanches se déclenchent sur cette exposition).
 

8. Avant de partir

 
L’idéal est de s’équiper d’un appareil de recherche de victimes d’avalanche (ARVA) et surtout d’apprendre à s’en servir! Cet appareil n’est pas une assurance anti-avalanche, ni un gri-gri au pouvoir surnaturel. Mais il peut s’avérer très utile en cas d’ensevelissement sous une avalanche.
La consultation des BRA, des bulletins « météo montagne » et l’information auprès des services des pistes des stations doit devenir une habitude. Il ne faut pas hésiter à renoncer si les conditions s’avèrent trop douteuses. De même, prévenir un proche de l’itinéraire envisagé et de l’heure approximative de retour est un bon réflexe.

Astuces :

  • Evitez de partir avec un groupe trop important ou dont les niveaux techniques et physiques sont trop hétérogènes. Ne partez pas seul non plus !
  • Prévoyez une sortie adaptée au niveau technique et physique des membres du groupe et surveillez l’évolution de la condition physique des membres au fur et à mesure de la sortie.
  • Comptez vous ! Ca peut paraître stupide, mais lorsqu’il s’agit de rechercher plusieurs personnes sous une avalanche, mieux vaut ne pas en oublier une. Or, sous l’effet du stress, on peut oublier des choses élémentaires ! Il est plus facile de se rappeler d’un chiffre que du prénom de toutes les personnes qui nous accompagne.
  • Testez systématiquement votre ARVA avant chaque sortie (émission-réception) et n’oubliez pas de le mettre en position d’émission !
  • En montagne, le temps change vite et les conditions météorologiques peuvent rapidement devenir hostiles, emportez donc des vêtements chauds, une couverture de survie, une trousse de secours, des boissons et à manger.
  • En cas de doute sur la stabilité d’un passage obligé, pensez à enlever les dragonnes et lanières de sécurité, augmenter l’espace entre les membres du groupe – voire n’engager qu’une seule personne à la fois dans la zone dangereuse, surveillez vous mutuellement et ridez en évitant autant que possible tout virage brutal.
 

9. En cas de declenchement d’une avalanche

 
• Si vous etes pris dans l’avalanche :

Généralement, ça va très vite et c’est l’instinct de survie qui prend le dessus. Toutefois, il faut essayer de garder son sang froid autant que possible et tenter de s’échapper latéralement et/ou de s’accrocher à tout obstacle.

Astuces :

  • Essayez de rester en surface, et de vous débarrassez de vos bâtons et de vos skis/snowboard. Si c’est une avalanche de poudreuse, essayer de faire des mouvements de « brasse » comme à la piscine, si ce sont des blocs de neige, prendre appui sur ces blocs.
  • Protégez vos voies respiratoires (fermez la bouche) ou prenez en bouche votre « respirateur ».
  • A l’arrêt de l’avalanche, essayer de vous ménager une poche d’air devant le visage avec vos mains et vos bras repliés devant votre visage.

• Si vous etes temoin d’un accident :

Il faut suivre des yeux la personne emportée et repérer le point où vous l’avez vue en dernier. Lorsque l’avalanche est arrêtée, il faut commencer les recherches des victimes à l’aval de leur point de disparition. Il y a souvent des zones préférentielles à repérer : replats, creux, bordure du dépôt de l’avalanche, amont de rochers, arbres, etc.
Lors de la recherche, il est possible de découvrir de nouveaux indices de surface en observant bien la zone.

Astuces :

  • Si possible, placer un guetteur pour prévenir en cas de seconde avalanche.
  • Si vous disposez d’un téléphone cellulaire, appelez le 112 (centre de traitement des alertes). Cela fonctionne même dans les zones non couvertes par les réseaux de télécommunication traditionnels.
  • Utilisez vos ARVA et vos sondes. Si vous n’en avez pas, sondez la neige avec les bâtons, les skis, une branche, etc.
  • Si vous êtes suffisamment nombreux, envoyez immédiatement deux personnes chercher des secours, sinon chercher vivement pendant 15 minutes. Si vos recherches n’ont pas abouties à l’issue de ce temps, partez donner l’alerte.

Une victime d’avalanche peut avoir plusieurs traumatismes de nature différentes (hypothermie, arrêt respiratoire, etc.), donnez lui immédiatement les soins appropriés dont vous avez connaissance.

 

10. La trilogie

 

Cette « trilogie » n’est ni magique, ni miraculeuse. Elle permet simplement de retrouver plus aisément le corps (vivant ou non) de la victime ensevelie sous une avalanche sans avoir à attendre la fonte des neiges… Ce n’est donc pas une armure anti-avalanche, et ça ne garanti pas de sortir vivant ! Elle est composée d’un appareil de recherche de victimes d’avalanche (ARVA), d’une sonde et d’une pelle.

• L’appareil de recherche de victimes d’avalanche (A.R.V.A)

C’est un émetteur, mais aussi un récepteur, qui permet de localiser la position de son porteur. C’est donc l’un des systèmes de détection le plus rapide, à condition qu’au moins un skieur soit resté hors de l’avalanche et qu’il sache s’en servir. Il doit être mis en position « émission » pendant la pratique du ski hors piste et en position « réception » lors de la recherche. Celle-ci est se fait en phases : dans un premier temps, on localise la zone où se trouve la victime. Dans un second temps, grâce à la technique dite de « la croix », la position exacte de la victime est déterminée (Cf. Reportage photos « entraînement ARVA »). A partir de ce moment là, on peut creuser pour sortir la victime.

• La sonde
Si l’ARVA indique le lieu de la victime, il ne fournit pas d’indication sur sa profondeur. La sonde permet de localiser précisément et avec certitude, le lieu et la profondeur à laquelle se trouve le skieur.
Pour le ou les sauveteurs, cette certitude est une délivrance, tout comme pour la victime pour qui c’est aussi le premier contact avec le monde extérieur. Ce stimulus peut être déterminant pour affronter les longues minutes qu’il reste à attendre.
La profondeur indique où commencer à creuser. Plus il faut descendre profond et plus le trou de départ sera large : commencer le trou à une distance égale à la profondeur de la victime. Si vous n’avez pas cette indication, le risque est de faire soit un trou trop gros et c’est une perte de temps, soit un trou trop petit et qu’il faudra ensuite agrandir et fait donc perdre aussi du temps.

• La pelle

Essayez une fois de creuser un trou dans la neige avec vos mains ou avec vos ski : c’est désespérément lent ! Alors imaginez ce que ce doit être lorsque quelqu’un est en train de s’asphyxier sous la neige tassée de l’avalanche…
La pelle est la solution la plus efficace pour garder l’avance prise avec l’ARVA et la sonde. Il est aberrant de localiser une victime en cinq minutes et de mettre ensuite une heure pour l’atteindre.

Astuces :

  • Portez l’ARVA sur vous, le plus proche possible de votre peau, pas dans le sac à dos.
  • Attention à l’état des piles !
  • Eteignez les téléphones cellulaires, car les ondes peuvent s’annuler.
  • Choisissez une bonne pelle avec un vrai manche : un peu lourde, certes, mais tellement plus efficace !
  • Dans les 15 mn, il faut avoir sortie la personne (au delà, ses chances de survie diminuent très vite).
  • Restez positif sur l’avalanche, car les personnes entendent tout sous la neige…
 

11. Adresses pratiques

 
ANENA
5 rue Ernest Clavat – 38 000 Grenoble
Tél : 04 76 51 39 39
Fax : 04 76 42 81 66
www.anena.org

CAF
24 avenue de Laumière – 75019 Paris
Tél : 01 53 72 87 00
www.clubalpin.com

FFME
8-10 quai de la Marne – 75019 Paris
www.ffme.fr

Météo France
1 quai Branly – 75340 Paris Cedex 07
Tél : 01 45 56 71 71
Fax : 01 45 56 71 11
www.meteo.fr

N’oubliez pas  » un bon rider est un rider vivant ! «